Bienvenue sur mon nouveau blogue

Bienvenue sur mon nouveau blogue. J’espère que vous le trouverez suffisamment intéressant pour y revenir régulièrement. Ce ne sont certainement pas les développements importants qui ont manqué à la Société des musées de sciences et technologie du Canada (SMSTC) depuis que je suis entré en poste ici. Alors, si la tendance se maintient, je suis confiant que vous allez avoir de la lecture divertissante sur cette page pour les mois et les années à venir.

Comme chacun sait, peu de temps après avoir débuté ce nouvel emploi, nous avons eu à fermer le Musée des sciences et de la technologie (MSTC). Une fuite dans le plafond a occasionné la croissance de moisissure dans un mur, mais je ne voulais pas simplement balayer le problème sous le tapis avec une solution rapide et temporaire, et risquer de devoir tout recommencer si une nouvelle fuite devait survenir six mois plus tard. Je suis sincèrement désolé des inconvénients que la fermeture occasionne à nos visiteurs et nos membres, mais j’étais fermement convaincu qu’il était temps qu’une solution permanente soit mise en place, et nous n’avons ménagé aucun effort pour arriver à une telle solution.

Nous avons été plus qu’enchantés lorsque – à peine deux mois après l’annonce de la fermeture du MSTC – la solution permanente que nous recherchions s’est matérialisée sous la forme d’une annonce du renouvellement complet du MSTC de la part du Gouvernement du Canada, assortie d’un appui financier de 80,5 M$ afin de concrétiser le tout d’ici 2017. Je crois que nous avons établi un nouveau record du sprint pour l’approbation la plus rapide de financement d’un projet fédéral d’envergure, et à ce titre je suis immensément fier de l’équipe de la SMSTC qui n’a pas compté les heures, et a surpassé les attentes normales. Je crois que cela illustre de manière éclatante l’engagement de l’équipe toute entière envers l’institution, et me rend confiant que la tâche énorme qui nous reste à accomplir afin de rouvrir nos portes en 2017 sera menée à bien. Je crois également que le Gouvernement du Canada – particulièrement la Ministre du Patrimoine canadien, mais aussi tous les autres ministres impliqués, ainsi que tous les fonctionnaires qui ont analysé nos besoins et soupesé les options qui s’offraient à nous – méritent nos compliments et nos remerciements pour leur compréhension de l’urgence de notre situation, ainsi que leur diligence à trouver avec nous des solutions dans un si court laps de temps.

Nous devons également une fière chandelle à notre communauté dans la grande région de la Capitale nationale. Tout au long de son histoire, le MSTC a pu bénéficier d’un appui solide au niveau local, et cet appui de la part de notre communauté était encore une fois au rendez-vous, lorsque nous en avions le plus besoin.

Lorsque nous avons du fermer le musée, nous avons lancé un appel – si les Canadiens ne pouvaient plus aller à leur musée, le musée irait à eux. Nous avons demandé à ceux qui croient qu’ils seraient en mesure d’accueillir et de présenter nos expositions chez eux de se manifester, et nous avons reçu des réponses très positives. Nous avons reçu plusieurs offres très utiles, et nous devrions être en mesure d’inviter les Canadiens à venir faire l’expérience de leur fascinante collection scientifique et technologique à de nouvelles adresses sous peu.

Entretemps, n’oubliez pas de passer faire un tour à Bibliothèque et archives Canada, sur la rue Wellington, qui ont bien voulu accueillir notre exposition Prisonniers des glaces sur la tragique expédition de Franklin. La mise à jour de cette exposition suite à la découverte du vaisseau-amiral de Franklin, l’Erebus, devait être dévoilée au MSTC au moment où nous avons du fermer nos portes, mais grâce à l‘aide de Bibliothèque et Archives, c’est presque comme si de rien n’était.

Il y a eu des débats à savoir s’il valait mieux que le MSTC soit renouvelé au complet ou s’il ne serait pas mieux de simplement construire un tout nouveau musée, soit au centre-ville ou ailleurs.

Nous avons examiné tous les scénarios, et celui que nous avons choisi pour aller de l’avant s’est avéré être le plus sensé, pour plusieurs raisons. Laissez-moi vous en exposer certaines des principales.

D’abord, je ne suis pas convaincu que pour avoir du succès, ou garantir un bon achalandage, un musée se doit d’être situé au centre-ville. À preuve, bien qu’ils soient aussi situés en périphérie, le Musée de l’aviation et de l’espace du Canada ainsi que le Musée de l’agriculture et de l’alimentation du Canada ont vu leur achalandage augmenter. Nous savons que notre public est principalement composé de familles avec enfants et de groupes scolaires, et le fait que nous soyons situés à l’extérieur du centre-ville ne représente pas un obstacle pour ceux-ci.

Plus important encore : nous sommes les propriétaires du terrain – de 25 acres en tout – où nous sommes situés. Cela constitue un élément sur lequel nous avons un contrôle total. Cela signifie que nous disposons déjà de l’espace dont nous aurons besoin pour notre croissance future, dès maintenant. Cela signifie aussi que nous pouvons commencer à nous pencher dès maintenant sur les autres défis auxquels nous faisons face. Maintenant que les problèmes structurels et de toiture de notre édifice principal sont en voie d’être réglés, nous pouvons nous attaquer à d’autres défis, comme par exemple nos installations d’entreposage de la réserve de la collection trop petites et inadéquates. Restez à l’écoute, il y aura probablement du nouveau à ce sujet sous peu…

Bien sûr, ce sont la crise et la nouvelle opportunité au MSTC qui ont défrayé les manchettes au cours des derniers mois. C’est un peu injuste à vrai dire de se concentrer ainsi seulement sur le MSTC, alors permettez-moi de tenter de rectifier le tir. Les bonnes nouvelles ne font pas souvent les manchettes et c’est dommage, car pendant que les projecteurs étaient braqués sur la situation du MSTC, le Musée de l’aviation et de l’espace du Canada (MAEC) ainsi que le Musée de l’agriculture et de l’alimentation du Canada (MAAC) ont continué à faire notre fierté.

Ce travail était encore tout nouveau pour moi cet été et c’est au MAAC vers 16h un jour – alors que je venais tout juste de voir des vaches se faire traire pour la première fois de ma vie –que j’ai pu constater l’immense popularité du MAAC. Il s’agissait de ma première visite au Festival de la crème glacée au mois d’août, et voir et entendre le plaisir et les rires de plus de 7000 visiteurs fut tout une expérience. On me dit que c’est encore plus impressionnant lors du long week-end de Pâques, et j’ai bien hâte de voir ça!

Cette année marque également le centenaire du début de la Première Guerre Mondiale, et nous sommes très fiers au MAEC de mettre de l’avant une des plus impressionnantes collection d’aéronefs de cette époque (d’après CNN, nous sommes parmi les 10 meilleurs musées d’aviation au monde, trop peu de gens savent cela). Alors afin de partager ces bijoux avec un auditoire encore plus vaste, le MAEC a travaillé avec les développeurs de chez SE3D afin de créer une application pour les appareils mobiles. Je crois que tous ceux qui ont essayé l’application mobile l’Académie des As – et aux dernières nouvelles, ils étaient plus de 10 000 dans plus de 100 pays – ont été époustouflés par sa richesse et sa qualité. Elle vous permet de faire voler virtuellement ces aéronefs rares, de découvrir d’autres artéfacts de la collection… et d’avoir beaucoup de plaisir. Allez-y, essayez-la, elle est gratuite et disponible pour téléchargement sur plate-forme Apple ou Android. Je vous garantis que vous aurez du mal à arrêter d’y jouer.

Finalement, avec la saison des Fêtes qui approche à grands pas, permettez-moi de vous inviter à venir découvrir tout ce que nos musées ont à offrir pendant cette période. Le MAEC va commémorer certains des moments les plus émouvants de la Première Guerre Mondiale en recréant l’atmosphère de la Trêve de Noël que des combattants des deux côtés du Front de l’Ouest ont observée il y a 100 ans, illustrant ainsi ce qu’il y a de meilleur dans l’humanité, au moment même où l’humanité vivait ses moments les plus sombres. Pour une sortie un peu plus festive, venez prendre l’air frais à la ferme, vous pourrez ensuite vous réchauffer dans notre nouveau Centre d’apprentissage en grignotant l’une ou l’autre des délicieuses friandises que nous y préparerons pendant les Fêtes. Alors de Joyeuses Fêtes à vous tous et à tous ceux qui vous sont chers!