Reconnaissance des innovatrices et des innovateurs scientifiques canadiens : aller de l’avant

Comme vous l’avez peut-être lu dans les médias, certaines membres du Comité de sélection du Panthéon canadien des sciences et du génie ont récemment démissionné, citant le peu de femmes en nomination comme motivation de leur départ. Je suis déçu par la tournure des événements, d’autant plus que je n’ai pas été directement informé de leur décision. Si j’en avais eu l’occasion, je leur aurais démontré le travail auquel se livre le Musée actuellement pour remédier à certaines failles du processus qui vise la reconnaissance des accomplissements scientifiques et technologiques canadiens exceptionnels, et je leur aurais vivement fait valoir l’importance de demeurer au Comité pour continuer à améliorer cet aspect essentiel du mandat du Musée.

Voici quelques faits au sujet de la situation telle que je la comprends. L’an dernier, certaines membres du Comité de sélection ont exprimé avec raison leurs inquiétudes concernant le peu de femmes que génère le processus d’appel de candidatures du Panthéon. Notons toutefois que, bien qu’il y ait eu des hauts et des bas au fil des ans, on compte actuellement 11 femmes parmi les 60 membres du Panthéon – environ 18 % –, une proportion qui reflète assez bien le nombre de femmes œuvrant dans les domaines des sciences et du génie (source : CRSNG).

Les membres démissionnaires du Comité de sélection disent qu’elles souhaitaient prolonger le processus d’appel de candidatures dans l’espoir que davantage de femmes soient mises en nomination. Pour différentes raisons, je ne partage pas leur point de vue. D’abord, je crois que changer les règles à mi-chemin serait injuste envers les personnes qui ont pris part de bonne foi au processus existant; les candidatures reçues ne manquent certainement pas de mérite. Deuxièmement, la période d’appel de candidatures (habituellement de 12 mois) a déjà été prolongée à 15 mois suite à la fermeture inattendue du Musée des sciences et de la technologie du Canada, qui abrite le Panthéon. Cette fermeture a grandement affecté le fonctionnement et a puisé de façon exceptionnelle dans les ressources de la Société au cours de cette période critique, ce qui explique la prolongation de la période d’appel de candidatures. Au terme de cette période prolongée, comme toujours, toutes les candidatures reçues ont été soumises au Comité de sélection aux fins d’évaluation.

Le fait est que les préoccupations soulevées par les membres du Comité de sélection l’an dernier avaient été entendues haut et fort par les parties concernées. Cependant, les efforts déployés pour renouveler le Panthéon ont dû être mis de côté temporairement en raison de la fermeture du Musée. Cette période éprouvante étant terminée, le Musée a maintenant l’occasion de se renouveler, et sera bientôt en mesure d’annoncer des changements significatifs concernant la manière de célébrer les réussites et l’excellence scientifiques canadiennes à l’avenir. Je suis certain que si les membres du Comité avaient su le travail qu’entreprend le Musée, elles auraient choisi de demeurer en poste pour continuer à concrétiser ces changements positifs. En bout de ligne, les membres démissionnaires du Comité de sélection souhaitent la même chose que le Musée, c’est-à-dire voir des femmes et des hommes – dans une proportion égale – contribuer à l’avancement des accomplissements scientifiques et technologiques canadiens qui profitent à la société. Pour atteindre cet objectif, il faut répondre au besoin d’encouragement des filles, comme à celui des garçons, à poursuivre des carrières dans le domaine des STIM (sciences, technologies, ingénierie et mathématiques), et c’est ce que le Musée s’efforce de faire de multiples façons.

La situation du Comité de sélection est regrettable et cela m’attriste, mais les anciens membres du Comité ont fait leur choix. Cette décision a pour conséquence – et nos sincères excuses aux candidates et aux candidats actuels – que le processus de sélection du Panthéon canadien des sciences et du génie est suspendu jusqu’à nouvel ordre. Le Musée est en train de régler les derniers détails d’une nouvelle façon de célébrer l’innovation canadienne sur laquelle il travaille depuis déjà un moment, et il compte faire une annonce bientôt. Restez à l’affut.

La plus grande menace qui plane sur la culture canadienne…

Aujourd’hui j’aimerais partager avec vous ce que je considère être une des plus grandes menaces à laquelle la culture canadienne doit faire face.

Quelle est cette menace? La non-pertinence numérique. Comment pouvons-nous faire face à cette menace? En balançant littéralement tout ce que nous avons dans le monde numérique, pour voir si ça colle, puis recommencer à nouveau.

Pourquoi est-ce si important que nous faisions ceci dès maintenant, plutôt qu’après avoir fignolé une étude de faisabilité pendant des mois et des années pour nous assurer que nous le ferons correctement? Parce que d’ici à ce que nous complétions des études de faisabilité, le monde numérique aura changé, et notre projet sera déjà dépassé. Quiconque a déjà pris part à un projet aussi simple que la mise à jour d’un site Web corporatif sait que, la journée après avoir terminé, le patron souhaiterait que le nouveau site Web incorpore la nouvelle fonctionnalité très tendance. , mais celle-ci n’a même pas été prise en compte dans le processus de développement, parce qu’elle n’existait tout simplement pas il y a quelques semaines ou quelques mois, au moment de planifier la mise à jour…

Trouvez une idée. Mettez-la en œuvre maintenant. Vous poserez des questions plus tard. Si vous échouez, c’est un apprentissage important en soi. Si ça réussit : tant mieux. C’est le moment de passer à l’idée suivante. Continuez à répéter ce processus jusqu’à ce que vous teniez l’idée de génie, l’idée qui vous permet de placer la culture canadienne fièrement sous les feux de la rampe à la place d’honneur, comme nous venons de le faire avec l’application mobile L’Académie des as du Musée de l’aviation et de l’espace du Canada, qui met en valeur notre riche collection d’aéronefs de la Première Guerre Mondiale auprès de dizaines de milliers d’utilisateurs dans plus de 130 pays à l’heure actuelle. Ah oui : c’est le moment de recommencer à nouveau avec une autre idée…

Pourquoi est-ce que négliger de procéder ainsi – et de multiplier la cadence par cent, par mille, par millions – constitue une menace à la culture canadienne? Parce que le monde numérique est vaste. Chaque jour, la quantité d’octets de nouveau contenu produit sur Internet est supérieure au nombre de paroles proférées par l’humanité toute entière depuis le premier grognement intelligible de notre lointain ancêtre primordial. Si la portion de la culture canadienne qui est la vôtre ne fait, ni ne prend, la place qui lui revient dans l’univers numérique, si elle n’est pas là la prochaine fois que quelqu’un au Maroc, ou au Cambodge, cherche de l’information sur, par exemple, Alexander Graham Bell, ou encore Bombardier sur son téléphone intelligent, quelqu’un d’autre racontera votre histoire à votre place. Ce sera peut-être la BBC, ce sera peut-être Le Figaro, mais dans tous les cas, il y a fort à parier que leur version de l’histoire ne sera pas celle que vous avez à raconter, et que ces histoires ne seront pas racontées de la manière dont nous les raconterions, avec notre propre voix.

Le monde change, et nous devons nous adapter. Si j’observe mes propres enfants, je constate que s’ils n’entendent pas parler de quelque chose sur twitter, ou facebook, ou YouTube, alors ils n’en entendent tout simplement pas parler, et ce « quelque chose » pourrait, à toutes fins pratiques, ne pas exister que ça ne ferait aucune différence pour eux. Songez à combien de gens de moins de 30 ans aujourd’hui obtiennent toutes leurs informations, tout leur divertissement, par le biais d’Internet et des réseaux sociaux. Projetez-les dix ans dans le futur, et il y a de bonnes chances que leurs enfants ne se rendent pas à la bibliothèque du quartier pour faire des recherches pour leur projet scolaire. Continuez à vous projeter dans l’avenir de décennie en décennie, et vous comprendrez que si vous ne balancez pas tout ce que vous avez dans l’univers numérique dès maintenant, c’est peut-être vous qui n’existerez plus alors…

C’est pour cette raison que nous nous engageons résolument dans la numérisation du contenu de nos musées, sous diverses formes : nous avons déjà réalisé une application mobile, L’Académie des as, pour le Musée de l’aviation et de l’espace du Canada, et nous en prévoyons déjà deux nouvelles pour le Musée de l’agriculture et de l’alimentation du Canada et le Musée de la science et des technologies du Canada. Nous avons partagé la base de données de notre collection sur le portail de données ouvertes du Gouvernement du Canada. Nous explorons activement les usages que nous pouvons faire de l’imprimerie en trois dimensions. Et ce n’est que le début.

Nouvelle année, nouveaux projets en marche

Bienvenue à nouveau sur mon blogue. J’espère que vous avez passé de Joyeuses Fêtes, profité de temps précieux avec ceux qui vous sont chers, et peut-être même trouvé le temps de vous reposer un peu pour entreprendre du bon pied la nouvelle année excitante qui s’annonce!

Ici à la SMSTC nous avons démarré l’année en trombe en lançant plusieurs nouveaux projets. Laissez-moi vous en donner un petit aperçu. Vous pourrez dire que vous l’avez appris ici en premier!

Nos conservateurs adjoints ne manquent décidément pas d’humour. Emily Gann travaille présentement sur un projet-pilote au sein duquel des humoristes présenteront des artéfacts, disons… (tousse) « inhabituels » de la collection. Si vous étiez humoristes, je gage que vous aussi trouveriez des manières inédites de voir certains des artefacts de la collection. Ne craignez rien, nous allons partager ces vidéos avec vous aussitôt que les humoristes auront fini de se prendre pour des conservateurs de musée (ou est-ce que c’est l’inverse?)

Nous avons aussi bien hâte de commencer à tourner notre nouvelle série de courts films au sujet d’innovateurs canadiens contemporains. Si tout va comme prévu, nous devrions être en mesure de partager avec vous le premier de ce qui sera – on l’espère – une longue et fascinante série. Ce premier épisode se concentrera sur le Dr Francis Plummer, qui était jusqu’à tout récemment à la tête du Laboratoire national de microbiologie du Canada, à Winnipeg, qui est de plus l’une des sommités mondiales sur le VIH. Cela s’inscrit dans la volonté affirmée d’utiliser nos musées à servir de pont entre les grandes innovations canadiennes du passé, ainsi que les innovations futures sur lesquelles le travail s’effectue aujourd’hui, en ce moment même. Si vous connaissez ou faites partie d’organisations où l’innovation est en action, nous voulons vous entendre et voir comment nous pouvons travailler ensemble pour braquer les projecteurs sur l’inventivité des Canadiens en action.

À plus long terme, nous continuons à définir la forme que prendra notre contribution aux célébrations du 150e anniversaire du Canada en 2017. Nous avons commencé à travailler sur certains aspects de cet ambitieux projet, et nous avons hâte de vous présenter les premiers fruits de ces efforts sur l’Institut culturel Google, sous peu.

D’ici là, vous pouvez parcourir la collection en utilisant une application qui a été développée suite au partage des données de notre catalogue en entier via le portail de données ouvertes du Gouvernement du Canada.

Il y a un dénominateur commun à toutes ces activités, et il s’agit de notre objectif annoncé d’élargir notre empreinte numérique et de numériser au maximum le contenu que nous produisons. Rendre le contenu de nos musées nationaux plus accessible pour tous les Canadiens à travers le pays, et non pas seulement ceux qui ont l’occasion de visiter la région de la Capitale nationale, est un engagement ferme de notre part pour lequel nous continuerons à déployer un maximum d’efforts.

Pour ce qui est du renouvellement du Musée des sciences et de la technologie du Canada, grâce au soutien annoncé par le gouvernement du Canada, les choses commencent à se mettre en place : la période de demande d’offres de service pour la gestion du projet s’est terminée la semaine dernière, et nous prévoyons tenir la rencontre de démarrage avec le fournisseur qui aura été retenu vers la mi-février. Pour ce qui est du choix du consultant principal, la période de demande d’offres de services se terminera au début février, et le fournisseur de services retenu devrait débuter son mandat vers le début du mois de mars. Par ailleurs, nous avons commencé cette semaine à retirer certains des artéfacts qui étaient toujours à l’intérieur du musée pour les transférer vers les entrepôts de réserve de la collection. Tous les artéfacts qui doivent être déménagés devraient l’être d’ici le mois d’avril, environ.

Je vous tiendrai au courant de l’avancement de ces importants projets lors des prochaines éditions de ce blogue. Entretemps, nous avons hâte de vous voir au Musée de l’aviation et de l’espace du Canada ainsi qu’au Musée de l’agriculture et de l’alimentation du Canada,

Bienvenue sur mon nouveau blogue

Bienvenue sur mon nouveau blogue. J’espère que vous le trouverez suffisamment intéressant pour y revenir régulièrement. Ce ne sont certainement pas les développements importants qui ont manqué à la Société des musées de sciences et technologie du Canada (SMSTC) depuis que je suis entré en poste ici. Alors, si la tendance se maintient, je suis confiant que vous allez avoir de la lecture divertissante sur cette page pour les mois et les années à venir.

Comme chacun sait, peu de temps après avoir débuté ce nouvel emploi, nous avons eu à fermer le Musée des sciences et de la technologie (MSTC). Une fuite dans le plafond a occasionné la croissance de moisissure dans un mur, mais je ne voulais pas simplement balayer le problème sous le tapis avec une solution rapide et temporaire, et risquer de devoir tout recommencer si une nouvelle fuite devait survenir six mois plus tard. Je suis sincèrement désolé des inconvénients que la fermeture occasionne à nos visiteurs et nos membres, mais j’étais fermement convaincu qu’il était temps qu’une solution permanente soit mise en place, et nous n’avons ménagé aucun effort pour arriver à une telle solution.

Nous avons été plus qu’enchantés lorsque – à peine deux mois après l’annonce de la fermeture du MSTC – la solution permanente que nous recherchions s’est matérialisée sous la forme d’une annonce du renouvellement complet du MSTC de la part du Gouvernement du Canada, assortie d’un appui financier de 80,5 M$ afin de concrétiser le tout d’ici 2017. Je crois que nous avons établi un nouveau record du sprint pour l’approbation la plus rapide de financement d’un projet fédéral d’envergure, et à ce titre je suis immensément fier de l’équipe de la SMSTC qui n’a pas compté les heures, et a surpassé les attentes normales. Je crois que cela illustre de manière éclatante l’engagement de l’équipe toute entière envers l’institution, et me rend confiant que la tâche énorme qui nous reste à accomplir afin de rouvrir nos portes en 2017 sera menée à bien. Je crois également que le Gouvernement du Canada – particulièrement la Ministre du Patrimoine canadien, mais aussi tous les autres ministres impliqués, ainsi que tous les fonctionnaires qui ont analysé nos besoins et soupesé les options qui s’offraient à nous – méritent nos compliments et nos remerciements pour leur compréhension de l’urgence de notre situation, ainsi que leur diligence à trouver avec nous des solutions dans un si court laps de temps.

Nous devons également une fière chandelle à notre communauté dans la grande région de la Capitale nationale. Tout au long de son histoire, le MSTC a pu bénéficier d’un appui solide au niveau local, et cet appui de la part de notre communauté était encore une fois au rendez-vous, lorsque nous en avions le plus besoin.

Lorsque nous avons du fermer le musée, nous avons lancé un appel – si les Canadiens ne pouvaient plus aller à leur musée, le musée irait à eux. Nous avons demandé à ceux qui croient qu’ils seraient en mesure d’accueillir et de présenter nos expositions chez eux de se manifester, et nous avons reçu des réponses très positives. Nous avons reçu plusieurs offres très utiles, et nous devrions être en mesure d’inviter les Canadiens à venir faire l’expérience de leur fascinante collection scientifique et technologique à de nouvelles adresses sous peu.

Entretemps, n’oubliez pas de passer faire un tour à Bibliothèque et archives Canada, sur la rue Wellington, qui ont bien voulu accueillir notre exposition Prisonniers des glaces sur la tragique expédition de Franklin. La mise à jour de cette exposition suite à la découverte du vaisseau-amiral de Franklin, l’Erebus, devait être dévoilée au MSTC au moment où nous avons du fermer nos portes, mais grâce à l‘aide de Bibliothèque et Archives, c’est presque comme si de rien n’était.

Il y a eu des débats à savoir s’il valait mieux que le MSTC soit renouvelé au complet ou s’il ne serait pas mieux de simplement construire un tout nouveau musée, soit au centre-ville ou ailleurs.

Nous avons examiné tous les scénarios, et celui que nous avons choisi pour aller de l’avant s’est avéré être le plus sensé, pour plusieurs raisons. Laissez-moi vous en exposer certaines des principales.

D’abord, je ne suis pas convaincu que pour avoir du succès, ou garantir un bon achalandage, un musée se doit d’être situé au centre-ville. À preuve, bien qu’ils soient aussi situés en périphérie, le Musée de l’aviation et de l’espace du Canada ainsi que le Musée de l’agriculture et de l’alimentation du Canada ont vu leur achalandage augmenter. Nous savons que notre public est principalement composé de familles avec enfants et de groupes scolaires, et le fait que nous soyons situés à l’extérieur du centre-ville ne représente pas un obstacle pour ceux-ci.

Plus important encore : nous sommes les propriétaires du terrain – de 25 acres en tout – où nous sommes situés. Cela constitue un élément sur lequel nous avons un contrôle total. Cela signifie que nous disposons déjà de l’espace dont nous aurons besoin pour notre croissance future, dès maintenant. Cela signifie aussi que nous pouvons commencer à nous pencher dès maintenant sur les autres défis auxquels nous faisons face. Maintenant que les problèmes structurels et de toiture de notre édifice principal sont en voie d’être réglés, nous pouvons nous attaquer à d’autres défis, comme par exemple nos installations d’entreposage de la réserve de la collection trop petites et inadéquates. Restez à l’écoute, il y aura probablement du nouveau à ce sujet sous peu…

Bien sûr, ce sont la crise et la nouvelle opportunité au MSTC qui ont défrayé les manchettes au cours des derniers mois. C’est un peu injuste à vrai dire de se concentrer ainsi seulement sur le MSTC, alors permettez-moi de tenter de rectifier le tir. Les bonnes nouvelles ne font pas souvent les manchettes et c’est dommage, car pendant que les projecteurs étaient braqués sur la situation du MSTC, le Musée de l’aviation et de l’espace du Canada (MAEC) ainsi que le Musée de l’agriculture et de l’alimentation du Canada (MAAC) ont continué à faire notre fierté.

Ce travail était encore tout nouveau pour moi cet été et c’est au MAAC vers 16h un jour – alors que je venais tout juste de voir des vaches se faire traire pour la première fois de ma vie –que j’ai pu constater l’immense popularité du MAAC. Il s’agissait de ma première visite au Festival de la crème glacée au mois d’août, et voir et entendre le plaisir et les rires de plus de 7000 visiteurs fut tout une expérience. On me dit que c’est encore plus impressionnant lors du long week-end de Pâques, et j’ai bien hâte de voir ça!

Cette année marque également le centenaire du début de la Première Guerre Mondiale, et nous sommes très fiers au MAEC de mettre de l’avant une des plus impressionnantes collection d’aéronefs de cette époque (d’après CNN, nous sommes parmi les 10 meilleurs musées d’aviation au monde, trop peu de gens savent cela). Alors afin de partager ces bijoux avec un auditoire encore plus vaste, le MAEC a travaillé avec les développeurs de chez SE3D afin de créer une application pour les appareils mobiles. Je crois que tous ceux qui ont essayé l’application mobile l’Académie des As – et aux dernières nouvelles, ils étaient plus de 10 000 dans plus de 100 pays – ont été époustouflés par sa richesse et sa qualité. Elle vous permet de faire voler virtuellement ces aéronefs rares, de découvrir d’autres artéfacts de la collection… et d’avoir beaucoup de plaisir. Allez-y, essayez-la, elle est gratuite et disponible pour téléchargement sur plate-forme Apple ou Android. Je vous garantis que vous aurez du mal à arrêter d’y jouer.

Finalement, avec la saison des Fêtes qui approche à grands pas, permettez-moi de vous inviter à venir découvrir tout ce que nos musées ont à offrir pendant cette période. Le MAEC va commémorer certains des moments les plus émouvants de la Première Guerre Mondiale en recréant l’atmosphère de la Trêve de Noël que des combattants des deux côtés du Front de l’Ouest ont observée il y a 100 ans, illustrant ainsi ce qu’il y a de meilleur dans l’humanité, au moment même où l’humanité vivait ses moments les plus sombres. Pour une sortie un peu plus festive, venez prendre l’air frais à la ferme, vous pourrez ensuite vous réchauffer dans notre nouveau Centre d’apprentissage en grignotant l’une ou l’autre des délicieuses friandises que nous y préparerons pendant les Fêtes. Alors de Joyeuses Fêtes à vous tous et à tous ceux qui vous sont chers!